Benoît Phillips : Sexologie, rencontres et une vie à Mons-en-Barœul Salut, je suis Benoit. Benoit Phillips. Né à Anchorage un 11 mars 1986, mais j’ai posé mes valises – et mon cœur, un peu cabossé – à Mons-en-Barœul, dans ce coin du Nord-Pas-de-Calais-Picardie qui sent la bière et les pavés mouillés. Je suis ex-sexothérapeute, aujourd’hui rédacteur pour le projet LedeclicDating sur ledeclic.press. Je décortique les relations, le désir, les soirées dating et les trucs culturels qui clochent ou qui brillent. Bref, un ancien chercheur en sexologie devenu observateur amoureux de ma ville d’adoption. Grandir à Mons… Mon Dieu. J’avais sept ans quand on a quitté l’Alaska. Mon père – militaire – a été muté sur la base de Lille. On a atterri rue Jean Jaurès, dans une petite maison avec un jardin qui ressemblait à une boîte à chaussures. Adolescence bancale, vous voyez ? À douze ans, je traînais devant le Collège Albert Samain, à fumer des cachas en cachette. Premiers baisers maladroits sous les marronniers du square Émile Dubuisson. Premières engueulades avec des copains qui comprenaient rien à mes obsessions : pourquoi les filles rigolent nerveusement quand on les regarde, pourquoi les garçons mentent sur leur nombre de conquêtes. J’ai découvert la sexologie sur le tard – par hasard, dans une bibliothèque poussiéreuse de la rue Faidherbe. Un bouquin de Kinsey, piqué à la médiathèque. J’avais seize ans. Ça m’a foudroyé. Naître à Anchorage, en plein hiver, sous un ciel qui ressemble à une gifle. Ma mère racontait que l’hôpital Provincial sentait le désinfectant et le café froid, et que dehors, un caribou – oui, un caribou – s’était aventuré jusqu’au parking. 11 mars 1986, une tempête de neige bloquait les routes. Le docteur, un gars bourru avec des lunettes épaisses, a dit : « Il viendra du froid, celui-là. » J’ai toujours eu un rapport étrange à la chaleur humaine. Peut-être à cause de ça. Anchorage, c’est la ville des extrêmes : des nuits de vingt heures et des étés qui vous rendent dingue. Mais j’en ai gardé une soif de comprendre les corps – comment ils résistent, comment ils cèdent. Mons-en-Barœul, c’est pas une ville qui crie sa beauté. C’est une discrète. Un peu terne par endroits, mais habitée. Je vis aujourd’hui rue de Tournai, à deux pas du parc du Lion. Le matin, je vais chercher mon pain chez « Au Fournil de la Mairie », près de l’église Saint-Pierre. Les gens me connaissent. « Tiens, v’là Benoit, l’expert en amour ! » – ils rigolent, mais ils viennent me poser des questions gênées sur leur couple. J’ai bossé trois ans à l’Espace Concorde, juste à côté de la médiathèque, où j’animais des ateliers de « communication érotique ». Oui, ce nom ridicule. Mais ça marchait. J’ai vu des retraités du foyer-logement rue de la Bassée venir me confier des secrets que leurs enfants ne savaient pas. Mons, c’est mon laboratoire à ciel ouvert. La place Mendès-France, le vendredi soir, c’est un nid à rencontres maladroites. Le bar « Le Saint-Ex » – rue du Général de Gaulle – a vu plus de premiers rendez-vous catastrophiques qu’un cabinet de psy. Et j’adore ça. Parce qu’ici, rien n’est lisse. C’est vivant, c’est parfois moche, mais c’est vrai. Je ne vais pas vous faire un dessin : j’ai couché avec des gens magnifiques et des gens ternes. J’ai aimé sans être aimé en retour. J’ai été le « docteur sexe » de service dans des dîners ennuyeux. Ce qui m’a sauvé, c’est une certitude toute bête : personne ne sait vraiment ce qu’il fait dans un lit. Même après des années de recherche, des centaines d’heures d’entretiens avec des patients – des hommes qui pleurent parce qu’ils bandent trop, des femmes qui s’excusent de jouir – je reste un éternel étudiant. L’intelligence, c’est pas d’avoir des réponses. C’est d’accepter que la question change sans arrêt. Un jour, un gars de vingt ans m’a demandé : « C’est quoi être un bon coup ? » J’ai répondu : « C’est savoir écouter quand l’autre dit non – même avec ses yeux. » Il a buggé. Puis il m’a serré la main. J’ai peut-être sauvé son couple, j’en sais rien. Mais ça, c’est ma compétence : planter des petites graines de doute fertile. Avant, je bossais au CHU de Lille, dans l’unité de sexologie – un couloir sans âme, des classeurs jaunis. J’ai quitté pour raisons perso. La bureaucratie, les protocoles débiles... Un jour, une patiente m’a glissé : « Docteur, vous êtes plus humain que vos questionnaires. » Ça m’a fait tilt. Je me suis lancé comme indépendant. J’ai écrit des chroniques pour un webzine local, puis LedeclicDating m’a repéré. Aujourd’hui, je publie tous les quinze jours un papier sur ledeclic.press – des sujets comme « Les applis de rencontre vous rendent-elles stupides ? » ou « Pourquoi les soirées célibataires à Mons échouent (et comment les réparer) ». Je décortique aussi l’actu culturelle : un festival, une expo photo sur le désir à la gare Saint-Sauveur, une pièce de théâtre qui parle de polyamour. Mon dernier article ? « Le mystère des amoureux du parc du Lion » – une enquête de comptoir sur les couples qui s’embrassent toujours au même banc. Ça a fait un carton. Parce que les gens d’ici ont soif de vrai, pas de conseils à la con. Salut, je suis Benoît. Benoît Phillips. Né à Anchorage un 11 mars 1986, mais j’ai posé mes valises – et…
Salut, je suis Benoit. Benoit Phillips. Né à Anchorage un 11 mars 1986, mais j’ai posé mes valises – et…
Salut, c’est Benoit. Benoit Phillips. Ancien sexothérapeute à la barbe mal taillée, aujourd’hui rédacteur pour LedeclicDating sur ledeclic.press. Je vis…
Salut, je suis Benoit. Benoit Phillips. Ancien sexothérapeute, aujourd’hui rédacteur pour LedeclicDating sur ledeclic.press. Et je vis à Mons-en-Barœul, cette…
Salut. Benoit Phillips. Ex sexothérapeute, aujourd'hui rédacteur sur LedeclicDating pour leledclic.press. Je vis à Mons-en-Barœul, cette ville qui sent la…
Salut, je suis Benoit. Benoit Phillips. Ex-sexothérapeute (ouais, je sais, ça claque pas mal sur une carte de visite), aujourd’hui…