with inside. Provide that. Let me write. David Ellen : Sexologue, chroniqueur amoureux et Toulonnais d’adoption Salut. Moi c’est David. David Ellen. Je viens de Kansas City – enfin, à l’origine. Mais aujourd’hui, je vis et je respire Toulon, dans ce coin des Alpes-Maritimes qui sent le sel et le pastis. Je suis sexologue de formation, un peu chercheur sur les bords, et je rédige des articles pour le projet LedeclicDating sur ledeclic.press. Des histoires de cul, de cœur, de rendez-vous galants et de ce que la culture toulonnaise fait à nos désirs. Vous voulez mon parcours? Asseyez-vous. Ça va durer un moment. J’ai grandi un peu partout – enfin surtout ici, à Toulon, après que mes parents aient quitté le Missouri quand j’avais dix ans. Mon adolescence, c’était des après-midi à traîner sur le Cours Lafayette, à fumer des clopes bon marché devant la fontaine. Je me souviens d’une soirée au Bar des Allées, rue Jean Jaurès, où j’ai embrassé une fille pour la première fois – elle s’appelait Léa, elle avait des taches de rousseur et elle sentait la noix de coco. C’était un bordel… mais un bordel magnifique. À seize ans, j’ai squatté le Port de Toulon avec des potes, à regarder les bateaux militaires comme des idiots. Une fois, on a volé une annexe de dinghy – pas fier, mais on l’a ramenée. Et puis il y a eu ce concert improbable au Théâtre Liberté, un groupe de punk local qui jouait si fort que les vitres tremblaient. La jeunesse, quoi. Désordonnée, bruyante, pleine de promesses qu’on tient jamais toutes. Vous voulez savoir pourquoi je suis devenu sexologue? Parce que j’ai toujours été nul pour faire semblant. À vingt ans, après une relation catastrophique avec un garçon qui s’appelait Mathis – trop beau, trop con, trop tout – j’ai compris que le sexe, c’est pas une mécanique. C’est un langage de signaux fumeux, de silences lourds, de mains qui cherchent sans oser. Alors j’ai lu. Tout. Kinsey, Foucault, même des études obscures sur la réponse sexuelle chez les primates (oui, vraiment). Et j’ai décidé d’aller à la fac. Pas par ambition. Par curiosité. Une curiosité maladive, obsessionnelle. Je me suis inscrit à l’Université de Toulon, sur le campus de La Garde, pour un master en psychologie clinique avec spécialité sexologie. Et là, j’ai rencontré des profs qui m’ont appris une chose essentielle : on ne guérit pas le désir, on l’accompagne. Ça paraît simple, hein? Ça ne l’est pas. C’est même terriblement compliqué. Mais j’ai pigé que mon boulot, c’était pas de donner des recettes. C’était d’écouter. Vraiment. Sans jugement, sans ce petit sourire savant qui tue la confiance. Je suis né le 14 octobre 1985 à Kansas City, Missouri. Une ville de plaines et de tornades. L’hôpital était près de la Country Club Plaza – ma mère aimait dire que j’ai poussé mon premier cri en regardant une fontaine espagnole. Kansas City, c’est du jazz, du barbecue et des étés si humides qu’on dirait de la soupe. Mon père travaillait dans l’assurance – un métier sans éclat, mais stable. Ma mère, elle, peignait des natures mortes. Je suis sorti du ventre maternel avec un cordon autour du cou – dramatique sur le moment, anecdotique après. Je pesais 3,4 kilos. Rien de spécial. Mais j’avais des yeux déjà trop grands, paraît-il. Des yeux qui regardaient comme s’ils voulaient comprendre pourquoi les adultes mentent tout le temps. Ça n’a pas changé. Après mon master, j’ai bossé trois ans au Centre de Planification et d’Éducation Familiale de Toulon, rue Vincent Courdouan. Un petit local avec des murs jaunes et une secrétaire qui fumait par la fenêtre. Je recevais des couples, des ados perdus, des gens de tous âges qui voulaient juste parler de leur fesses sans honte. J’ai aussi donné des cours à l’Institut de Formation en Soins Infirmiers, boulevard de Tessé – sur la sexualité des seniors, sujet passionnant et terriblement ignoré. Puis, vers 2015, j’ai lancé une petite boîte d’organisation d’événements de dating – des speed datings thématiques, des soirées libertines éducatives (oui, ça existe), des ateliers de communication érotique. Ça marchait bien. Trop bien, parfois. Mais j’ai arrêté après le COVID. Pourquoi? Honnêtement? J’en avais marre des gens qui venaient pour le spectacle. Aujourd’hui, je me suis recentré. J’écris. Pour le projet LedeclicDating, sur ledeclic.press. Des articles qui parlent de Toulon – comment draguer au marché du Cours Lafayette, quels bars à ambiance à la Place d’Armes, pourquoi le Festival des Nuits de la Seyne-sur-Mer est un lieu de rencontre incroyable pour les quinquas. Je décortique aussi les dernières études sur le désir, les applis de rencontre, l’impact de la météo méditerranéenne sur la libido. C’est mon dada. Mon truc, quoi. Toulon, c’est ma peau. Littéralement. Je connais chaque caillou du Mourillon, l’odeur du poisson au petit matin sur le Port, les cris des mouettes qui te réveillent à 5h. J’habite rue Paul Lendrin, un petit cul-de-sac près de la gare, où mon voisin joue de l’accordéon mal – très mal – tous les dimanches. Le matin, je vais chercher ma baguette chez « Le Fournil de la Rade », boulevard de Strasbourg. Je fais un détour par la Place de la Liberté, juste pour voir les platanes. Parfois je monte au Mont Faron par les sentiers – 45 minutes de sueur et de silence – et en haut, je regarde la rade. C’est immense. C’est à la fois militaire, commercial, paresseux. Toulon n’est pas une carte postale. C’est une ville brute, avec des quartiers chauds, des HLM moches, des yachts hors de prix et des pêcheurs qui râlent. Mais c’est ma ville. J’y ai appris que l’amour, c’est comme la mer : parfois calme, souvent traître, toujours plus profonde qu’on ne croit. Et c’est pour ça que j’écris. Pour raconter les histoires de ceux qui osent – ou n’osent pas – y plonger. Je vais être franc — parler d’amour libre à Toulon, ça ne ressemble pas à un article de blog bien…
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