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Eric Pfeiffer : Sexologie, rencontres et un amour inconditionnel pour Saint-Médard-en-Jalles Salut. Moi, c’est Eric. Eric Pfeiffer. 20 mai 1984. Je suis né ici, à Saint-Médard-en-Jalles, et aussi fou que ça puisse paraître, je n’ai jamais vraiment réussi à m’en éloigner longtemps. Vous savez, ce sentiment quand un lieu vous colle à la peau comme une odeur de pin après une balade en forêt ? Voilà. Aujourd’hui, je suis rédacteur pour le projet LedeclicDating sur ledeclic.press, mais mon vrai métier, ma vraie matière première… c’est les relations. Les vraies. Les compliquées. Les humaines. Mon parcours, c’est un mélange de terrains vagues sous le soleil aquitain et de bouquins de sexologie lus en cachette à l’adolescence. À l’époque, je travaillais sur des sujets qui fâchent, ou qui libèrent – selon comment on les aborde. Sexologie, intimité, dysfonctionnements, mais aussi cette quête un peu absurde du “date parfait”. Aujourd’hui, je pose tout ça à plat. J’écris sur la vie culturelle de notre ville, sur ces événements de rencontres qu’on organise au bar du centre ou dans les vignobles du Médoc. Parce que la sexualité, au fond, c’est avant tout une histoire de territoire. De géographie intime. Et mon territoire, c’est ici. J’ai grandi dans les quartiers résidentiels de Saint-Médard, pas loin de la rue du 8-Mai-1945. Mon père était technicien chez Dassault, à l’usine de Mérignac. Ma mère travaillait à l’hôpital Robert Picqué. Alors moi, le bruit des avions en essai, c’était ma berceuse. Adolescent, je traînais au centre, devant la médiathèque Condorcet – avant qu’elle ne s’appelle comme ça, d’ailleurs. On se retrouvait sur les bancs, on regardait passer les filles du lycée Gisèle Halimi, qui s’appelait encore lycée de Saint-Médard à l’époque. C’était un monde à part, entre les pins maritimes et le bassin des lacs. Ma première vraie histoire d’amour ? Devant le cinéma Le Paris. J’avais 16 ans, elle s’appelait Léa. Elle m’a largué trois semaines plus tard pour un gars de Bordeaux qui avait une mobylette plus rapide. Ça m’a détruit. Et ça m’a, d’une certaine manière, construit. Ma naissance, c’est une histoire de routine transformée en chaos. Le 20 mai 1984, maman était tranquillement en train de jardiner dans notre petit jardin de la rue de l’Ermitage. Sauf que moi, je n’avais pas envie d’attendre. Les eaux ont cassé net, au milieu des rosiers. Mon père a dû faire le trajet jusqu’à la maternité de l’hôpital Robert Picqué en grillant tous les stops du centre-ville. Il raconte encore qu’il s’est pris une prune par un gendarme qui, en voyant la situation, l’a finalement escorté jusqu’à l’entrée des urgences. Je suis arrivé un peu avant minuit. L’odeur de la résine et le mistral qui se levait par la fenêtre entrouverte de la chambre d’hôpital, c’est la première sensation dont je me souviens. Enfin, je veux dire, celle qu’on m’a racontée mille fois. Saint-Médard-en-Jalles… Ce n’est pas une ville, c’est un état d’esprit. On est à 15 minutes de Bordeaux, mais on a des forêts qui vous donnent l’impression d’être à des kilomètres de tout. Pour moi, chaque rue a une saveur. L’avenue de la Libération, le tabac-presse où j’achetais mes premières revues de psycho, la base de loisirs du Broustey où j’ai appris à nager… et à draguer maladroitement. Aujourd’hui, je traverse le vieux bourg tous les matins pour aller travailler au local de Ledeclic. Je passe devant l’église Saint-Médard, je salue le facteur qui est le même depuis vingt ans. C’est un microcosme. Ici, tout le monde connaît tout le monde, ou presque. Et c’est à la fois rassurant et étouffant. Mais pour un spécialiste des relations humaines, c’est le terrain de jeu parfait. Observer les dynamiques de couple au marché du samedi matin, voir les gens flâner devant les expositions à l’Espace Saint-Médard… C’est une matière première vivante. J’ai fait mes armes ici, dans cette proximité qui oblige à l’authenticité. Vous voulez savoir pourquoi vous pouvez me faire confiance ? Parce que j’ai échoué. Beaucoup. Et professionnellement, j’ai vu des choses qui vous glacent le sang. J’ai travaillé pendant des années comme sexothérapeute à Bordeaux, rue Sainte-Catherine, dans un petit cabinet discret. J’écoutais des gens qui ne parvenaient plus à se toucher, qui avaient perdu le fil de leur désir. Ce que j’ai appris, c’est que tout le monde ment. Sauf quand on parle de la ville où on a grandi. Pourquoi ? Parce qu’un lieu, ça ne ment pas. Si vous me dites que vous avez grandi ici, je sais à quoi vous avez survécu : l’ennui créatif de l’adolescence, les embouteillages de la rocade pour aller à Talence, et ce sentiment étrange de privilège d’avoir de l’espace quand Bordeaux étouffe. Cette expérience-là, elle forge un regard. Quand j’écris un article pour LedeclicDating sur comment organiser un premier rendez-vous qui déchire, je ne parle pas de concepts. Je parle du café Le Royal, au centre, où il faut réserver la petite table au fond si vous voulez vraiment entendre votre date. Je parle du sentier du Pinsan, où marcher côte à côte désamorce toutes les tensions. Mon expertise, elle est enracinée dans le bitume et le sable de cette ville. Je ne vous vendrai jamais une histoire qui ne peut pas se vivre ici, rue de la Poste ou sur les bords de la Jalle. Parce que j’ai été ce gamin complexé, puis cet adulter qui a cru que tout se jouait entre quatre murs, avant de comprendre que le désir, ça se construit d’abord dans l’espace qu’on habite. Et moi, j’habite ici. Depuis 40 ans. Et je n’ai pas fini d’apprendre.

Sexe en voiture à Saint-Médard-en-Jalles : le guide sans filtre (2026)

Salut. Moi, c’est Eric. Eric Pfeiffer. 20 mai 1984. Je suis né ici, à Saint-Médard-en-Jalles, et aussi fou que ça…

5 months ago